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Chapitre 4 des incidents – le signal d’alarme

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Publié le 3/10/2018

Geste utile dans certains cas mais répréhensible dans d'autres. Je vous explique les conséquences.

Le signal d’alarme est présent dans tous les trains. Il permet d’alerter le conducteur d’une situation dangereuse comme, par exemple, un malaise grave de voyageurs. Je vais vous expliquer la procédure mise en place pour traiter ce genre d’événement.

 

LE SIGNAL D’ALARME (S.A.I.) EN 5 ÉTAPES :

Le signal d’alarme, ou S.A.I. pour Signal d’Alarme par Interphonie, permet d’entrer en contact avec le conducteur afin de l’alerter d’une situation à risque. Voici les différentes étapes qui en découlent. Je prends l’exemple d’une personne faisant un malaise :

  1. Alors que le train circule, un usager tire le signal d’alarme présent dans son train (sur le matériel actuel, c’est au niveau des portes) car un autre usager vient de s’évanouir.
  2. Le signal est transmis au conducteur qui, via l’interphonie, entre en contact avec la personne qui a tiré le signal d’alarme. La personne peut donc expliquer au conducteur la situation.
  3. Le conducteur entre en contact avec le centre de gestion des circulations pour faire état du problème. La décision est prise pour le lieu d’intervention et la prise en charge de la victime par les services compétents.
  4. Le conducteur se rend dans la gare décidée, généralement la gare suivante, pour permettre la prise en charge de la personne, qui en a besoin, par les services compétents. C’est le centre de régulation qui alerte ces services et leur indique le lieu d’intervention.
  5. Le train repart uniquement lorsque l’intervention est terminée et l’autorisation donnée. En parallèle, le signal d’alarme est réarmé.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES ?

Un train immobilisé en gare a généralement des répercussions sur l’ensemble du trafic. Il est donc nécessaire d’adapter les circulations. Cette réorganisation se fait souvent en fonction du lieu d’arrêt du train (voies disponibles, etc).

QUELLE EST LA DURÉE MOYENNE DE CE TYPE D’INCIDENT ?

Ce type d’incident dure de 5 minutes à 2 heures. En général, la durée moyenne est de 15 minutes.

EN RÉSUMÉ

Voici une frise qui reprend les étapes qui découlent d’un signal d’alarme tiré à bord d’un train suite à un malaise voyageur :

ATTENTION ! Le signal d’alarme doit être utilisé uniquement en cas d’urgence.
Un signal tiré de façon abusive peut être sanctionné.

 

QUAND EST-CE QU’UN S.A.I. EST CONSIDÉRÉ COMME UNE INFRACTION ?

Tout simplement lorsqu’une personne fait usage du signal d’alarme sans motif valable. Comme le conducteur doit suivre une procédure cadrée, comme énoncé ci-dessus, cela a des conséquences plus ou moins importantes. Cela va de l’arrêt du train quelques minutes en gare, afin que le conducteur réarme le signal d’alarme, entraînant à minima du retard sur le train, à l’arrêt complet des circulations. Dans ce dernier cas cela veut généralement dire qu’il y a vraiment une situation d’urgence ou que des plaisantins s’amusent à actionner les signaux.

Dans le cas d’un signal tiré sans raison, la SNCF peut se retourner contre la personne qui commet l’infraction. En effet, les conséquences sur les circulations peuvent être importantes. De plus, les caméras enregistrent la personne lorsqu’elle tire le signal d’alarme. Cependant, comme en gare, seules les forces de l’ordre peuvent réquisitionner la bande.

QUE RISQUE-T-ON À TIRER LE SIGNAL D’ALARME SANS RAISON ?

 

Voici pour le nouveau chapitre sur la gestion des incidents. Si vous avez des questions sur ce sujet, n’hésitez pas à m’en faire part.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE SUJET
RENDEZ-VOUS SUR LE SITE SNCF

à lire aussi

Chapitre 1 des incidents – L’alerte radio

Chapitre 2 des incidents – L’accident de personne

Chapitre 3 des incidents – le bagage abandonné

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